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 Le temps des cerises, dans ta gueule ! [EN COURS]

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2race
Yuul & Elizabeth
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Messages : 22
Date d'inscription : 26/08/2017
A propos de Yuul & Elizabeth
♦️ Age : Plus de 18 // 18 ans
♦️ Sexe : masculin // féminin
♦️ Lieu de naissance : Kazakhstan // Angleterre
♦️ Préférence sexuelle : Hétérosexuel // Indifférente.
♦️ Profession : Gérant de complexe hôtelier.
♦️ Cursus : Danse sexy
♦️ Race : Djinn // Furry chatte
♦️ Type de logement : Suite particulière // Suite particulière
♦️Colocation : Oui
♦️Colocataire : Peu importe.
♦️ Avatar : Rien - Original Character - Yuul Oura  // Rien - Seelena Zorn - Elizabeth Stone
♦️ Règlement signé : Déjà signé pour ce compte, c'est une refonte '3'




Caractère & Physique


MENTAL DE YUUL :

J’ai pour habitude de considérer les gens selon leurs envies, plus précisément leurs passions. Je cherche les cordes les plus sensibles en eux, celles qui vibrent le plus longtemps et le plus fort lorsqu’elles sont pincées. Cela me permet en général de deviner les buts vers lesquels ils se tournent, les raisons qui les poussent, mais aussi, et surtout, les moyens dont ils disposent. Je ne parle pas d’argent, pas plus d’influence ou de force, de talents particuliers une fois comparés à la globalité des individus. Non, ce que je recherche, c’est leur point de non retour. A quel moment les bornes sont dépassées pour eux, et s’ils sont prêts à le faire.
Oh ne vous faites pas de fausses idées, je ne dirige pas une agence de tueurs à gages et je ne pratique pas plus la torture que les haltérophiles ne font de crochet. Plonger le regard dans les abîmes les plus noirs de tout un chacun n’a rien d’une partie de plaisir, c’est même plutôt l’inverse. Bien que je sois heureux de découvrir un sournois avant que lui ne se découvre à sa façon cela peut briser des amitiés, et détruire certains sentiments de confiance par rapport à ses propres idées. Il n’existe qu’une raison pouvant me pousser à cette extrémité, à cette traque dans le coeur d’autrui.

Je suis un Djinn voyez-vous, j’appartiens à la mythologie, je suis un être fantastique, et blablabla. Pour commencer, étant plutôt rare, la peau de mes fesses se revend bien, et cher. Mais c’est là un sujet d’inquiétude secondaire, les chasseurs de djinn se raréfient un peu plus chaque années depuis des siècles. En revanche, ceux qui désirent bénéficier des faveurs d’un djinn sont nombreux. Les légendes sur les génies n’ont de cesse de mentionner nos grands pouvoirs, presque infinis selon elles. Elles se trompent, évidemment, mais seulement en partie, et je ne tiens pas à gratifier une créature à l’âme basse. Alors je donne la chasse aux appétits les plus vils dans le coeur de ceux que je rencontre et qui cherchent des accointances.

En dehors de cela je me montre plutôt affable. Ce n’est pas comme si je comptais passer ma vie à jouer le suspicieux, je préfère de loin compter fleurette, allongé sur une table en chuchotant à l’oreille d’une jolie donzelle. Le flirt fait partie des mes activités préférées, et je pratique celle ci avec tout le monde, du moment que vous êtes de mon genre évidemment, je ne tiens pas à ramener une plante verte dans mon lit.
La plupart de ces aventures sont sans durées et ne se concrétisent pas, probablement du fait de mon naturel un brin fourbe. J’aime asticoter, taquiner, attirer les regards courroucés et pincés. Faire le mal non, appuyer sur un point sensible en plaisantant gentiment en revanche, cela ne me déplaît pas. Et ceux comme celles qui ne s’en offusquent pas avec une brutalité enfantine me sont sympathiques, j’aime à me lier avec eux.

Mais que dire de mes propres passions alors ! Car si je trouve bien quelques sujets d’amusements à tourmenter les volontés les plus faibles et les esprits les plus étroits, cela n’a rien de comparable à une véritable foi en un but qui me guiderait.
Et bien je suis un djinn, peut être que c’est de là que vient ma fascination, j’adore les gens capables de créer. Je trouve chez l’imaginatif et le créatif quelque chose que les autres n’ont pas, une étincelle au travers de laquelle le monde apparaît chaque fois différent. Et lorsque les visions de ces individus s’expriment avec grandeur j’en pleurerais presque de joie. Ma préférence va aux musiciens et chanteurs, les poètes aussi bien que je les trouve un peu trop tourneboulés pour donner quelque chose d’appréciable.
Avec ceux que je considère comme mes amis je suis aux petits soins. Peu m’importe l’heure, le jour, la raison, ou la façon. Si l’un de mes amis se présente à moi dans le besoin je lui offrirais mon secours, un toit sous lequel dormir et se sentir en sécurité. Je n’ai pas réputation à être mauvais mais il est inconvenant de me mettre en colère, je me montre alors très . . . persuasif dans l'instauration d’une paix rapide.


PHYSIQUE DE YUUL :

Je mentirais en me décrivant comme quelqu'un qui en impose par son physique. Le mensonge lui même se révélerait rapidement peu avisé, car il s'agit souvent de l'une des premières caractéristiques que l'on remarque en ma personne : je ne suis pas bien grand, ni large. Oh cela ne signifie pas que je ne possède guère plus que la force d'un légume anémique, seulement, je ne l'extériorise pas.
Du haut de mon majestueux mètre soixante-sept je passe aisément pour un gringalet. Les piques ne manquent pas à ce sujet, mais ma taille me convient, après tout je l'ai choisit moi même. De plus, je préfère mon physique souple et gracile à ces corps empâtés de muscles et abrutis de démesure que l'on peut facilement rencontrer de nos jours. L''esthétique est subjective, certes, mais je me préfère petit et svelte, de toute façon les oreilles compensent le manque de taille.

Pour ce qui est du corps en général je ne représente ni les Apollons grecs ni les puissants kami orientaux. Ma race est réputée sournoise, vicieuse, et douée pour les tours de malice, de gros muscles et du lard ne se montrant pas nécessaire dans l'accomplissement de ces tâches j'ai choisit de demeurer mince. Mes hanches n'en sont pas creusées pour autant, bien que l'allure générale ne porte pas sur le crainte de mes coups. La fourrure adoucissant les arrêtes les plus franches laisse deviner une musculature en longueur, sèche et souple.
Je suis un fennec argenté, cela signifie que ma toison possède, sur la majeure partie de sa surface, une couleur métallique tirant sur l'argent. Je ne rutile pas vraiment comme un bijou mais j'ai ma petite classe. Une fois au soleil ma fourrure, propre et soyeuse, resplendit tranquillement, parcourue de reflets doux. Sur les mains, les pattes, et les extrémités en général puisque ma queue est comprise dedans, la fourrure adopte une tonte plus sombre, en deux petits centimètres elle devient charbonneuses, de ce noir délicat qui semble patiné et terne. Personnellement j'apprécie, je trouve que cela mâtine l'éclat du reste, et puis des gants naturels, c'est un gain en style qui ne se refuse pas.

En rentrant dans les détails il est important de préciser que je ne suis point plantigrade. Je conserve des parties franchement animales sur mon corps qui ne se retrouvent pas chez tous mes semblables. Par exemple mes pattes ne sont pas des pieds humanoïdes, mais bien des pattes canines et digitigrades. Les coussinets demandent de la délicatesse dans leur traitement, alors si vous casser un verre dans mon restaurant, évitez de m'appeler pour que je me charcute dessus, ce serait extrêmement déplaisant.
Mes yeux sont dorés, les iris parcourus de stries tirant sur le sable, mais luisant en général du moindre éclat de lumière les rencontrant. Je possède aussi de grandes oreilles, particulièrement duveteuses, surtout dans leur creux, mais elles sont sensibles aussi je préfère ne pas permettre à n'importe qui de les palper.




MENTAL D'ELIZABETH :

Je n’ai jamais été une grande fan de l’introspection. Je connais ma valeur avec certitude, et lorsqu’il arrive que je me trompe, si c’est en mal je me bas pour atteindre le niveau que je désire. Je n’accepte pas de revoir mes objectifs à la baisse, pas plus que de me l’entendre dire. J’ai ce genre de comportements minimalistes en parfaite horreur, ils me rappellent mes parents. Voici en gros le genre de personne que je suis. Ce qui guide mes pas c’est une sorte de rage bienheureuse, parce qu’il ne m’est pas possible de m’épanouir en dehors de la réussite et des luttes à mener pour l’atteindre.

Je n’ai pas l’impression d’être agressive pour autant, même si certains ont du mal avec une mentalité qui ne se résume pas à pleurnicher que la vie est injuste à la moindre déconvenue. C’est seulement que je préfère être sincère avec les gens plutôt que de leur donner la même bouillie sucrée qu’ils entendent de la plupart des gens. Mon caractère passe parfois mal, mais ça ne me regarde pas, je n’ai que rarement l’intention de blesser avec les mots, je ne recherche pas le conflit, pas plus que la rancoeur, mais je suis moi, et j’emmerde bien comme il faut ceux que ça ennui.

Dans la vie je n’ai pas toujours eut tout ce que je voulais, et même si je peux me considérer comme privilégiée comparée à d’autres je sais ce que cela fait de se sentir étouffée, impuissante. L’autorité ce n’est pas mon fort, je peux supporter un professeur ceci dit, un surveillant, un patron quelconque. Du moment qu’ils se comportent dans leur rôle ça ne me dérange pas. Ce sont les piques en profitant du statu, les petites actions empoisonnées, les remarques caustiques à répétition qui me mettent hors de moi. Il ne faut pas s’attendre à ce que je sois le gentil mouton qui suit les autres. Mes parents m’ont à jamais donné l’horreur de ce genre de comportements.

Pour revenir dans le positif je peux dire que je suis quelqu’un d’énergique. S’il faut une chose dont je ne manque pas c’est bien ça. Je prends souvent sur mon temps libre pour m’exercer à ma passion, et je ne délaisse pas mes cours pour autant. J’ai de la chance d’avoir la vie que j’ai, certes cette chance est un peu forcée mais je ne me leurre pas, elle ne tombe pas sur tout le monde.
Je suis plutôt sympathique aussi, mon caractère explosif me fait passer pour une excentrique mais je n’ai rien contre, après tout ce sont les autres qui choisissent de me voir de cette façon, et moi je trouve très drôle de faire un peu peur sans raison. Pour autant je ne passe pas mes journées à hurler au lieu de parler, c’est juste que j’ai de l’impulsivité, et un penchant pour les décibels tout comme l’action avant la réflexion.
Je suis aussi un soutien parfois. Ce n’est pas parce que les geignards me rebutent que je suis incapable de consoler quelqu’un, et une personne que j’apprécie vraiment saura me trouver le jour où elle aura besoin de s’appuyer sur quelqu’un.
En amour c’est un peu plus compliqué. Pour dire les choses simplement je n’ai que des aventures d’un soir, ou quelque jours. C’est l’inconvénient quand on passe pour une gentille fofolle, les gens ont envie d’essayer pour s’amuser, sans plus, ce qui fait que je ne cherche qu’assez rarement des coups, je trouve ça un peu dégradant.



PHYSIQUE D'ELIZABETH:

Je suis une furry, apparentée aux félins, je pense que ça crève les yeux mais je préfère le préciser. Je n'ai jamais beaucoup complexé sur mon corps bien qu'il soit arrivé qu'il ne me donne pas pleine satisfaction. Je n'accepte pas facilement d'être traitée comme une nunuche pour la simple raison que je plafonne à peine au mètre soixante-dix tandis que les hommes présents au pensionnat dépassent souvent le mètre quatre-vingt. Certes ce n'est pas le cas de tout le monde, et en dehors de cela ma taille ne me dérange pas, mais il m'arrive parfois de souhaiter quelques centimètres supplémentaires, juste pour les embêter.
Du reste j'ai probablement rencontré les même soucis que toute jeune fille de mon âge. L'adolescence étant une étape particulièrement disgracieuse de la croissance j'ai longtemps détesté mes moustaches, trop longues, et ceux trouvant malin de s'en moquer en les comparant à celles d'un rat. Mes oreilles ont subit aussi, de même que ma truffe, bien évidemment ma poitrine, mes fesses. En bref tout y est passé suivant les dissonances dans l'évolution de mon physique. Mon père n'étant pas quelqu'un de très complaisant trouvait que je me permettais des caprices en pleurnichant à cause de cela. Je dois dire qu'il m'a aidé d'une certaine façon, c'est avec lui que j'ai comprit que les connards sont partout et qu'il ne faut pas leur donner trop de pouvoir sur soi.

En bref j'ai apprit à ne me considérer que part mes propres yeux, et si j'apprécie les compliments c'est principalement ma fierté personnelle qui me comble lorsque je regarde mes courbes dans un miroir. Je suis fière de mon corps, j'ai dû l'entretenir pour avoir ces hanches échancrées, de même que mes bras, quoi que fins, ne sont pas dénués de force. J'ai pratiqué sous la houlette de professeurs sympathiques pour magnifier la souplesse naturelle des chats, et mon corps gracile me convient aujourd'hui parfaitement.
Évidemment que je ne suis pas au goût de tout le monde. Ma poitrine, pour exemple, n'est pas spécialement volumineuse, mais très franchement mon dos remercie mes seins de ne pas avoir la prétention de peser plusieurs kilos chacun. De même mes épaules demeurent féminines, légèrement tombantes au naturel, mais je peux assurer qu'elles ne sont pas en guimauve, et je gifle avec une force suffisante pour laisser un souvenir coloré sur mon passage. Mon fessier a déjà subit des critiques, il est trop menu, trop plat, ce genre de choses. Je n'ai pourtant pas un cul de souris, mais je préfère mes fesses fermes et modérées à un postérieur transportant ses propres coussins.

Plus en détails, voyons voir. Un truc qui se remarque directement chez moi ce sont mes cheveux. Je possède une véritable crinière d'un rouge purpurin, sanglant. Je prends grand soin de ma fourrure comme de mes cheveux, de fait ils sont toujours soyeux, et accrochent le moindre éclat de lumière pour lancer des reflets incendiaires. Mes yeux possèdent la même couleur, je ne sais pas pourquoi mais chez moi c'est naturel, en tout cas ça a toujours été une grande particularité. Mes iris couleur de sang gèlent parfois celui des gens, ça me permet de jouer de mauvais tours aux esprits faibles qui se permettent de me taquiner, bon, des fois ça en attire certains aussi, faut croire que c'est sexy, moi j'aime bien en tout cas. Bon, après je ne démens pas que ça me donne parfois des airs de démente, mais ça aussi c'est cool, enfin des fois ça l'est.
Oh ! Et j'ai aussi des tatouages sous les yeux, trois gouttelettes du même rouge que mes yeux. Alors avant toute chose, j'ai droit à mes tatouages sur la fourrure, sinon personne n'a le droit de chevaucher de licorne, et je vous emmerde par avance.
Je suis aussi l'heureuse détentrice de deux piercings par oreille. L'un, le plus bas, se situe proche de la pointe de l'oreille. C'est une petite barre métallique dorée qui la traverse de part en part, l'autre, juste au dessus, est un poinçon métallique argenté.
Et je crois que c'est tout, je ne compte pas disserter sur mes tenues, mes dents, ni mes petites culottes, alors ça devrait suffire.


Pouvoirs & Dons


Yuul :
-Maître du désert : Yuul est originaire du désert, c'est un djinn affilié à la terre et à l'eau des oasis. Il est capable de fragmenter et dessécher n'importe quoi, jusqu'à en faire du sable, ainsi que de manipuler le sable.

-Universel : Yuul est capable de voir ce qui se trouve au delà du voila pour les autres, et de communiquer avec tous, ce qui lui permet aussi bien de discuter avec les fantômes autour d'une tasse de thé que de papoter avec une chenille lorsqu'il le boit au matin dans son jardin.

-Bénédiction du djinn : Le pouvoir le plus puissant de Yuul lui permet d'exaucer un souhait. Cependant les légendes se trompent, et il ne fait pas ça en un claquement de doigts. Pour qu'un souhait soit exaucé il faut trois conditions énoncées par le djinn et par celui qui lui demande de réaliser le souhait. C'est un pacte qui maintient le souhait. Si celui qui reçoit rompt le pacte il perdra tout ce qui lui a été accordé. Il est rare que Yuul accorde un souhait, il ne le fait en général que pour ceux qu'il protège et héberge, ils travaillent pour lui, en échange il leur donne un toit, la nourriture, de l'argent, et un don pour sceller l'accord.

Elizabeth :

-Résonance :  Elizabeth est très sensible aux vibrations. Si elle se concentre elle peut en percevoir que personne d'autre ne remarque, elle peut les classer, remonter leur origine, mais le plus important c'est qu'elle est capable de les manipuler. Il lui est possible d'amplifier, de modifier, de réduire les vibrations quel que soit le matériaux dans lequel elles évoluent. Forcément, ça aide un peu pour faire de la musique.

-Don du djinn : Elizabeth doit l'un de ses pouvoirs à Yuul. Il lui permet de faire voir ce qu'elle ressent dans la musique. Temps que la musique est jouée, que les paroles sont chantées, ce que le pouvoir créer est réel. Evidemment cela ne peut rien créer d'énorme, elle ne balayera pas l'archipel parce qu'elle écoute "la tempête" de Beethoven, en revanche il y aura certainement de petits nuages volant au dessus d'elle et un courant d'air qui agitera ses cheveux.

-BFF : Yuul a offert quelque chose en plus à Elizabeth avec son don. Il s'agit d'une guitare géante enchantée. Elle n'a pas besoin d'ampli et demeure très légère pour Elizabeth. C'est avec cet instrument que la féline révèle son plein potentiel.



Histoire

Je suis apparut la chaîne de montagnes de l'Oural il y a de cela environ mille huit cent ans, comme un esprit moyen, une simple créature parmi les autres, à ceci près que je devais devenir un djin avec le temps. Les peuples de cette région sont nombreux, il ne partageaient et ne partagent toujours pas tous la même langue, et, de fait, les cultures aussi divergent. En tant que djin naturel, ne possédant pas de famille car apparut spontanément, je me retrouvais au centre d'une multitude de petites cultures, souvent en conflits couvé, parfois plus ouverts.

Je n'ai pas connu de rôle important avant de nombreuses années, ce qui dans ma perception du temps se rapproche du demi siècle. Et cela n'est pas advenu de la meilleure façon qui soit. Il faut avant toute chose apprendre à connaître l'Oural pour saisir toute la difficulté d'un être tel que moi à s'élever dans la société, à s'épanouir personnellement. Je suis quelqu'un de naturellement bon, ce qui n'est pas le cas de cette région. A cette époque les cols dans les montagnes permettaient le passage de marchandises, mais aussi de groupes armés. Les monts offrant de bonnes cachettes les altercations étaient monnaie courante, et chaque individu blessé pointait un groupe ou l'autre du doigt.
C'est en rencontrant un blessé auquel je permis un don que je découvris mes pouvoirs. Il prononça le premier le serment qui devait me permettre de le sauver, sans savoir qu'il le faisait. Il jura que si je lui apportais mon secours il me protégerait, qu'il me ferait des offrandes, et qu'il empêcherait les siens de m'exorciser. De nombreuses propositions alléchantes auxquelles je répondis en jurant que si j'en avais les moyens je lui épargnerais la douleur, je voudrais le voir marcher de nouveau, et je protégerait sa famille dans le cas contraire. Alors la magie m'échappa, spontanée, et notre serment fut scellé. Il guérit instantanément, de nouveau capable de se lever, marcher, courir, se mouvoir comme il le désirait. Sa gratitude me fut longtemps acquise bien que je n'en profite pas. Je le laissais m'apporter quelques butins sans pour autant y trouver grand intérêt, préférant de loin sa compagnie aux choses matérielles. Mais peu à peu il se lassa, et, un jour que sa femme tombait malade, m'accusa de ne pas avoir respecté notre serment. Il se rendit chez les mystiques de son village afin de les envoyer me punir, alors notre serment fut violé, et les vieilles plaies s'ouvrirent de nouveau, il mourut dans une marre de sang avant que quiconque ne puisse le sauver.

Pour ma part j'apprenais ainsi l'étendue de mes pouvoirs. Je me montrais capable de miracles, mais visiblement ils nécessitaient certaines conditions, étranges et dangereuses.

Je passais plusieurs siècles à essayer ma magie de toutes façons possibles. Je compris rapidement le danger que confère un don comme le mien, capable de donner mais aussi de reprendre en un claquement de doigt, je peux tenir la vie d'autrui entre mes mains, décider qui vit, qui meurt, selon les pactes que je forme. Aussi suis-je un bouc émissaire facile, tout comme un être magique vénérable suivant les humeurs de ceux croyant en mon existence.
Je dû découvrir l'équilibre mince sur lequel il faut se placer pour éviter autant les hordes de fidèles envahissantes que les battues vindicatives des déçus. Je m'évertuais ainsi à garder chaque peuple convenablement fournit en toutes les nécessités que leur vie simple ne pouvait pas leur fournir, et, en retour, ils juraient certaines choses pour moi. Comme l'image de la puissance est la première forme de puissance réelle dans l'esprit des gens, je leur fit me bâtir un temple au cours des décennies. Un gigantesque temple taillé dans la roche des monts depuis les entrailles des montagnes, puis excavé. Et chaque nouveau serment se prêtait entre ses murs, chaque offrande s'y trouvait déposée, chaque cadavre de félon aussi. Le lieu devint sanctifié, personnel et si intimement lié à ma personne que mes pouvoirs en imprégnèrent la pierre. Dans mon temple je devins un maître capable de créer des rivière du bout des doigts, de faire grimper les plantes le long des murs par un simple regard, une divinité dans son cocon, mais certainement pas en dehors. Au delà des murs de mon temple je ne suis qu'un simple djin tenu par ses engagements pour accorder mes dons.

Le temps passa, lentement, épais comme le sirop, il engloutit dans le lointain les croyances de magies, les pouvoirs des petits dieux des choses simples, et les craintes de malédictions dans le coeur des hommes. Des armes s'invitèrent de nouveau chez moi, des fusils, des couteaux en tous genre, des explosions. Je sanctionnais alors de façon chirurgicale et, comme la chose ne cessait pas, je me résignait à la fuite.
Grâce à l'affinité toute particulière que je possède avec mon temple j'arrachais celui ci à la montagne, ne laissant derrière moi qu'une plaie circulaire dans la roche, et m'envolais pour le plus grand désert du monde. J'y coulais des jours paisibles jusqu'à, et bien jusqu'à ce qu'elle raconte la suite.



Derrière l'écran
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2race
Yuul & Elizabeth
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Messages : 22
Date d'inscription : 26/08/2017
Je suis en déplacement pour quelques temps, je terminerai ma refonte dès que possible.
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Fonda ♥
Nana Velia
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Messages : 3922
Date d'inscription : 28/10/2015

Carte D'identité
Age: 22 ans
Race: Démone
Emploi : Etudiante et vendeuse
C'est noté o/


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